L’entreprise

Dans l’optique actuelle l’entreprise est fondée sur l’idée de faire vivre ses créateurs  et de préférence dans l’espoir de générer le maximum de profit. A cette fin elle est créée en vue d’occuper une niche ou un créneau aussi peu encombré que possible soit localement ou dans un périmètre plus large. Ses, créateurs décident d’exploiter un concept novateur ou au moins susceptible d’intéresser des acheteurs du produit ou du service offert. En bref le but de l’entreprise est par essence purement mercantile. Et son but avoué et obligé dans le contexte actuel est le profit maximum. Comme la finalité est imposée par le système il ne saurait être question de la réprouver.

S’il y a quelque chose à réprouver c’est tout le système qui impose une façon de penser et d’agir qui fait la part belle à une certaine inhumanité. Le tout pour le profit laisse peu de place à la dignité humaine. Pour cette raison il faut changer de système pour le mettre au service des hommes et ainsi l’Entreprise pourra changer de finalité et donc de mode de fonctionnement.

Dans mon optique, c’est-à-dire celle d’une humanité solidaire, l’Entreprise est créée par une personne  ou un groupe qui perçoit un besoin soit d’un produit ou d’un service et trouve le moyen d’y répondre. Ce qui revient à dire que l’entreprise est fondée dans le but de rendre un service précis à la société sans aucune considération de profit, dans le meilleur climat interne et vers l’extérieur la nuisance minimale

La décision définitive de créer l’entreprise résulte d’une concertation entre différents partenaires : les édiles locaux représentant l’état bailleur de fonds ou émetteur de monnaie, les experts concernés directement ou consultés sur les possibles retombées de toutes sortes, les créateurs et éventuellement les futurs utilisateurs. Si la majorité des participants à cette réunion de décision  reconnaît l’utilité de cette production et la non nocivité voire le bienfait potentiel de l’implantation , celle-ci est décidée sans délais : les fonds sont immédiatement débloqués soit sous forme de prêt à taux zéro ou même de subvention si l’utilité est affirmée. Il n’existe pas de charges financières ni d’ailleurs de charges salariales  puisque c’est l’entité émettrice qui règle les salaires et les différentes caisses de maladie ou retraites. Car dans le nouvel ordre qui donne toute sa place à la dignité humaine celui ou celle qui offre sa capacité de travail à une entreprise le fait volontairement pour prendre toute sa place au sein de la Société et non pour gagner sa vie tant bien que mal. Ce service est reconnu par la Communauté qui lui concrétise sa reconnaissance sous forme de supplément à l’allocation de base prévue à chaque citoyen et versée par l’entité émettrice.

J’ai conscience que à première vue tout cela peut paraître totalement utopique ou même complètement farfelu. Mais c’est tout à fait faisable désormais, il suffit que nous le voulions pour l’imposer à ceux qui prétendent nous diriger. Je conçois bien que les modalités exactes restent à définir, mais quand il n’y aura plus que cela…Et bien sûr il n’est pas question d’exiger l’uniformité, il est certain que des adaptations locales devront être étudiées et mises en place. D’abord faisons, en douceur, mais avec toute notre détermination  adopter un système économique et un mode de vie respectueux de l’Homme et de la planète.

Le travail rémunéré

Par opposition au bénévolat qui lui est un travail par définition non rémunéré et volontaire en vue d’une satisfaction personnelle ou d’une volonté de rendre service à son prochain, le travail rémunéré répond à la nécessité d’assurer sa subsistance.

Est-ce à dire que le travail rémunéré ne procure aucune satisfaction au salarié ? Sûrement pas, ne serait-ce que l’ambiance de travail dans certains cas. Je veux dire qu’il est trop peu souvent choisi et seulement accepté, trop souvent contraint et forcé par la nécessité vitale et dans ces conditions il est difficile de croire qu’il puisse être source d’épanouissement.

Pour qu’il le soit un certain nombre de conditions doivent être remplies : l’adéquation du poste avec la personne, l’ambiance générale de l’entreprise et autour du poste lui-même et la rémunération. En ce qui concerne le premier point, l’adéquation poste-personne devrait  se préparer de longue main, quasiment depuis l’enfance. Bien sûr il ne s’agit nullement de former au moule depuis l’enfance une main d’œuvre appropriée aux besoins du moment des industriels mais bien au contraire de détecter le plus tôt possible les aptitudes les talents et les goûts de la personne afin quelle puisse tenir un rôle aussi éminent que possible pour son bien personnel et  celui de la société. Cela paraît utopique, là encore. Mais c’est le meilleur investissement que la société se doit de consentir.

Point n’est besoin de s’appesantir sur les conditions de travail tant sur le plan matériel que sur le climat qui règne au sein de l’entreprise. Forcément ces facteurs influent sur le moral des employés et sur le rendement.

Il va sans dire que la rémunération joue également sur le moral des travailleurs. Si celle-ci ne leur permet pas comme on dit de joindre les deux  bouts ou de se loger dignement comme cela arrive trop souvent  ils ne peuvent en concevoir que de l’amertume. Et s’il leur est donné  de constater que certains « assistés » se débrouillent mieux qu’eux ils ne peuvent que trouver cela injuste. La rémunération devrait permettre au salarié de vivre dignement. Or dans le système actuel les PME/PMI peinent à offrir à leurs employés des salaires suffisants ; De leur côté les sociétés importantes côtées  sont poussées par leurs actionnaires à rémunérer le capital, autrement dit eux-mêmes, le plus possible au détriment des salaires.

En clair le système actuel est loin de favoriser une rémunération digne aux travailleurs. C’est pourquoi, entre autres raisons, je préconise d’en changer.

Et en changer pour un système monétaire qui respecte la priorité de la dignité humaine avant toute autre considération, qui mette la monnaie au service de l’homme ce qui est désormais devenu possible  Je ne reviens pas sur les modalités envisagées que j’ai déjà évoquées par ailleurs. A mon point de vue elles sont à mettre en musique  toutes affaires cessantes. Et je souhaite que l’opinion française puis internationale se mobilise pour l’exiger.

La personne qui sera élue à la présidence devra dans un premier temps parer au plus pressé, mais j’espère que très vite elle réunisse une équipe  chargée de cette mise au point et qui tienne compte de tous les avis pertinents d’où qu’ils viennent. J’ose souhaiter qu’un tel système se généralise dans le monde au plus tôt afin d’y éradiquer toute pauvreté indigne de l’homme.

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